Fuir. Se barrer. SE CASSER. S’ARRACHER. TU COMPRENDS?
Premier acte. 31 décembre 2010, officiellement dernier jour de l’année, officieusement j’en ai rien à foutre.
Dans les hypermarchés du bout du monde, les rayons sont envahis par des animaux croisés à des humains qui traînent leurs progénitures dans des chariots poussés au ralenti à travers les allées bondées. Tout le monde se roule dessus, on s’en fout. Un gamin hurle, puis deux, ils s’en foutent.
J’ai envie de crier. Un aparté.
(Et tandis que l’eau s’étend, jusqu’à l’autre bout de l’étang, je regarde l’aube claire s‘allonger sur les conifères ; à l’aulne à l’orée du jour, le soleil sera de retour ; en dépit des années noires, des années folles, des heures de gloire, à la lisière du torrent, j‘irai m’asseoir sur un banc ; on ira faire un tour de barque, on ira déjeuner au parc, on s’embrassera dans le cou
Il y aura tout autour de nous…
If you listen you can hear it call, wailaree, there is a river called the River of No Return
Les cerfs-volants qui planent, quelques amants qui flânent, un petit vent, les parasols plantés dans le sol il y a longtemps.)
Non, la vérité c’est qu’une gamine chante “Petit Papa Noël” à la caisse numéro 17834 et que ma tête explose.
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Deuxième acte. Je me plante, je foire tout & je fais ça. J’me casse quoi.